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mercredi, 26 avril 2006

Les désirs de la beauté

Il faut s’en aller découvrir cette deuxième exposition toutes affaires cessantes… pour son titre plotinien pour le moins, car la présentation n’est pas des plus réussies. « Les désirs de la beauté », retrace, dans un parcours « déconstructiviste » (sic), quelques décennies d’illusion où l’on nourrissait l’espoir que le Beau allait aider nos frères humains à devenir meilleurs et plus civilisés. Cet élan est d’autant plus « émouvant » a posteriori quand on se rend compte des conflagrations qui suivirent. Il n’empêche, à notre époque où ce que l’on se complaît à appeler le design maquille tant que faire se peut l'insipide gaspillage industriel, il est difficile de concevoir que l'on prétendait, voici un siècle, réconcilier les arts majeurs avec les arts décoratifs, et imaginer un monde esthétique global en syntonie avec l'industrie et la modernité. Les désirs de la beauté, ou l’utopie de la Wiener Werkstätte, se découvrent entre des vitrines où s’accumulent des objets, des tissus, des maquettes, des affiches et des revues, comme un inventaire de la décoration d’une époque, où une théière croise une robe de soirée, un éventail des cartes à jouer. Orfèvrerie, reliure, joaillerie, ébénisterie, céramique, tous les

 

Abolis objets d’inanité sonore

 

qui saturent les vitrines sont non seulement raffinés, mais souvent maniérés, incongrus, où même kitsch.

 

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Ils ne pouvaient concerner qu'une bourgeoisie très aisée tant leur fabrication était coûteuse. Et le projet initial d'un art pour tous de succomber à ses contradictions. Ce « principe d’accumulation » était plaisant, même si cela faisait un peu inventaire de grand magazin en faillite, ou une préfiguration, une prémonition d’une possible dispersion du mobilier qui menace le Palais Stoclet.

 

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Un critique a quelques raisons d’affirmer que :

 

on se trouve en présence d’un salmigondis d’échafaudages noirs, éclairés de manière blafarde et dans lesquels les objets sont entassés comme dans les vitrines d’un grand magasin de province dans les années 1950 (poussière comprise)

 

Mais on peut admirer des maquettes du Palais Stoclet, des ébauches des peintures de Klimt qui en ornent certaines pièces.

 

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08:50 Publié dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Commentaires

Content de vous retrouver.

Ecrit par : lucas | jeudi, 27 avril 2006

Merci, Lucas. Vous n'écrivez pas?

Ecrit par : selian | jeudi, 27 avril 2006

Un journal 'intime' conscensieusement gardé depuis 1974 est le seul produit de ma plume. Si je serais né en 1974 créer un blog tel que le vôtre me donnerait un grand plaisir, mais 1954 est vingt ans de trop... La plume me suffit.

Ecrit par : lucas | jeudi, 27 avril 2006

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