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mardi, 09 janvier 2007
Retour
Le retour en Ville ne permit pas de se reposer du marathon des fêtes de fin d’année, l’Epiphanie devait être célébrée par la cavalcade des Rois Mages sur la Castellana, occasion d’autres réjouissances, de catharsis sociale et de sorties nocturnes. A l’approche d’une aube, au Club des Chemises Rayées, agrément de connaître un jeune homme de Caracas étonnamment grand et aimable, dont une partie de la famille se trouve ici en exil, opposée au régime de Chavez. L’accent est assez touchant, nuancé de cette lenteur des Caraïbes.
Le Venezuela est surnommé la Octava Isla. On entend par là qu’elle serait la huitième île des Canaries, en mémoire des nombreux habitants qui y auraient émigré durant la guerre civile. Aujourd’hui le phénomène est inverse, il est d’ailleurs généralisé à toute l’Amérique latine. Argentins, cubains, vénézuéliens recherchent la preuve d’un ancêtre espagnol. C’est de très bon ton pour en revendiquer la nationalité et se rétablir sur les terres ancestrales.
Hier, en fin d’après-midi, une image insolite et très belle, la brume descendant avec lenteur sur la Ville dans des teintes crépusculaires remarquables. La vue était particulièrement saisissante aux abords de la Porte de Tolède et de l’Eglise de Saint François, car de longues dénivellations en pente douce vers le fleuve offraient un bel horizon d’un cristal couleur d’ambre et de libellule. Le jaune et le bleu, toujours.
09:55 Publié dans Mer allée avec le soleil | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


