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jeudi, 26 février 2009

Neiges

Par contraste aux dernières chaleurs de l’Eté castillan, souvenir de deux paysages de neige très différents. Le plus beau spectacle fut celui du fleuve Angara, qui coule le long de la ville sibérienne d’Irkoutsk. Tout était blanc, plutôt, tout était opale. Opalescent, car le fleuve fumait entre deux rives immaculées et le soleil perçait, et les volutes de brume se congelaient sur les arbres, sur les quais, des cristaux de glace scintillaient comme les paillettes d’une fête céleste dont les reliquats retombent sur nous, pauvres êtres humains. On aurait dit Saint-Loup traverser les salons de l’hôtel de Balbec.

 

En revanche, le lac Baïkal n’était pas encore pris par les glaces : teintes sombres entre des montagnes neigeuses, un saphir ténébreux.

 

Le second paysage enneigé fut découvert au Connecticut. Les paysages de Nouvelle-Angleterre autour d’une bourgade nommée Lichtfield étaient vraiment surprenants. Collines élégantes où se déploient de grandes maisons de bois. Les routes sinueuses menaient aisément à la City. 

 

Caminas por senderos blancos con pasos suaves y lentos. El olor de la última nieve caída durante una noche de luna llena vibra alrededor. Brinda tonalidades jaspeadas al blanco que te rodea y que anega el horizonte para fundar una alianza entre el cielo y la tierra.

 

Distingues de repente un campo pulido, cristalino, debajo de un bosque de abedules.  El roce de la nieve que pones sobre la cucharita de plata la recubre diestramente – un alambique inmediato - de partículas de condensación. Son aljófares que nacen y centellean de una irisación virginal. Sirven para adornar la cabeza de una diminuta princesa con una diadema de azogue y perlas.

 

El frío de la corona despierta la princesa de su letargo opalescente, abre sus ojos que adornan dos profundos azabaches y estira sus alas de nívea libélula. Garabatea alegre un verso entre los copos que revolotean de repente al compás de su baile. Pero nieve hasta su olvido y del verso sólo recuerdas el resplandor fugaz de una daga desvainada que sumaba todas los matices de la nieve, desde las gemas de las salinas hasta el nácar de conchas árticas.

 

Hélices azoradas - Sigues caminando en equilibrio entre las piedras hendidas y tus pasos se desvanecen despreocupadamente entre cielo y tierra sobre una página de caligrafías desleídas -

 

Pourquoi ces voyages à New-York et au Connecticut? Julien s’est tout simplement entiché d’un Américain. Cela permet au “meilleur ami” d’être souvent invité. Image géniale d’un ours noir traversant le jardin tandis qu’un cocktail était servi sur une terrasse surplombant la pelouse.

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