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lundi, 02 mars 2009

Les contrastes, toujours

Et depuis lors, tandis qu’une amie visite les camélias des serres de Danemark, déserte la péninsule à la recherche des aurores boréales aux larges des côtes arctiques, maintes autres fêtes, maintes autres occasions de sortir, de s’amuser, de se perdre, de retrouver des amis, de créer de nouvelles sympathies, de se séparer et d’oublier. Etrangement, il n’est jamais trop tard pour apprendre, au contraire, l’expérience permet d’alambiquer, de condenser, raffiner la sensualité, la lier à la lecture de Jane Austen, à cette tension polie, et la sauvagerie courtoise, se délecter des contrastes et les rendre plus radicaux. Plaisanter quand on songe aux espérances d’antan, quand on relit The lost girl, de Lawrence, sourire également quand un jeune homme demande (de taille médiocre mais bien bâti, les cheveux coupés d’une manière assez démodée, acteur américain des années quarante, qui aime lire les lignes de la main, les lèvres charnues):

- ¿Te importa si solo dormimos la primera noche ? Para mí eso significaría mucho,

quand le lendemain, après avoir fendu et dévoré la chair de l’une et l’autre graines de tournesol, d’autres chairs sont si simplement offertes.

 

Se rappeler de cette opinion de Justine à Clea, dans le Quatuor d’Alexandrie :

 

“Je ne suis pas bonne à grand’chose, vous savez. Arnauti disait que je ne sais donner que la tristesse. Il m’a ouvert à mes sens, et m’a appris que rien ne compte, hormis le plaisir

-qui est le contraire du bonheur, son côté tragique, je suppose”.

08:32 Publié dans En Ville, Nocturnes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Commentaires

Si la ternura precede al amor, éste es más denso.
El animal salvaje antes de atacar observa detenidamente, muy detenidamente, a su presa.
¿ Ternura o animal salvaje ?

Ecrit par : la geisha | mardi, 10 mars 2009

“si la ternura precede el amor...”, me figuro a dos colegiales, un adolescente que siempre acechando la sonrisa de un chica.

Y también - sobre todo- la exclamación de la ninfa, cuando el joven se zambulla en el agua de un lago, "¡victoria! ¡Es mío!"

“un amor denso...”, de primero, uno se lo imagina caer. Sin embargo, la densidad en el amor debe ser muy cortés y al mismo tiempo deja imaginar un equipaje de terciopelos, cera de abeja, licor ambarino, cristal jaspeado, arquetas llenas de especias,...

Ecrit par : selian | jeudi, 12 mars 2009

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