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        <title>Sélian - bruxelles</title>
        <description>Filipendule</description>
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                <title>Nocturnes Septentrionaux II</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
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                                <category>Nocturnes</category>
                                                <pubDate>Tue, 09 May 2006 08:46:45 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Soirée chez un ami le lendemain, également l’occasion de croiser des têtes connues, ce qui donna le sentiment d’expérimenter une répétition d’un Temps Retrouvé intime, ou les impressions que provoque le passage de l’adolescence à la maturité. Quelques personnes que je n’avais plus vu depuis le Collège se trouvaient là. L’un d’entre eux, particulièrement, était tout à fait remarquable. Adolescent assez fat, pour autant que je m’en rappelle, adalingue habitué de ces rallyes où s’apparier aux clinches idoines ; à l’âge de 20 ans, il décida de s’engager dans la coopération, changeant un nom équivalent à Charles-Henri en Enrico, et partant à la découverte des grands conflits de ce monde, Sierra Leone, Nicaragua, Pakistan, Cisjordanie,… J’ai toujours adoré les contrastes, et le contraste de cette soirée très bonhomme, avec ses récits assez, disons, « puissants », mais présentés d’une manière appropriée à l’atmosphère qui régnait autour de nous, en était un bel exemple.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;De contrastes, il y en avait quelques autres. Une des moindres n’est pas l’ouverture européenne d’un entourage qui, quand je l’ai quitté voici dix ans, présentait une physionomie belgo-belge, sinon totalement bruxelloise. Aussi, c’est avec un « fier ravissement » que je considère les amis d’autrefois côtoyer des concitoyens néerlandophones et des représentants de la Hollande, de France, d’Espagne, etc,…&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il y avait surtout un Slovène de haute stature et aux traits admirables, vêtu de noir, qui me laissa confondu. Sa splendeur était à ce point étourdissante que je lui confessai l’impact plotinien que sa beauté exerçait sur moi.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;S’il est vrai que quelqu’un qui voit la beauté excellemmnent représentée dans un visage, est transporté dans le monde transcendant…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il m’en remercia avec beaucoup d’élégance, expliquant l’éclat de sa race par une fusion entre les Italiens et les Autrichiens. Il me demanda si je connaissais cette ancienne Marche d’Empire enfoncée entre Trieste et Vienne et je lui répondais avec ferveur que non, et que cela allait dès à présent devenir un de mes regrets les plus intenses, proclamant un illyrisme d’autant plus sincère que l’un de ses gonfaloniers était superbe, etc,…&lt;/p&gt;
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                <title>Le Palais Stoclet</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 27 Apr 2006 09:00:03 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;font-family: palatino; mso-ansi-language: fr-be; mso-bidi-font-weight: bold&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;Pour se rendre de la maison au collège. Il fallait emprunter l’avenue de Tervueren, un des principaux axes arborés de la ville, sous les marroniers et les platanes, contournant des bosquets de rhododendrons. Une allée centrale permettait auparavant aux cavaliers et aux promeneurs de se rendre de Bruxelles au parc de Tervueren. Elle disparut dans les années 60. Dans l’ensemble, heureusement, l’harmonie de l’avenue est assez bien préservée : du musée d’Afrique centrale, on longe l’orangerie de l’ancien palais impérial de Charlotte du Mexique, le village de Tervueren, le golf du Ravenstein ; on traverse ensuite la hêtraie de la forêt de Soigne, plantée sous le règne de Marie-Thérèse d’Autriche, et les abords du Rouge-Cloître, démantelé sous la Révolution. Avant de pénétrer dans les premiers faubourgs urbains proprement dit, on délaisse les étangs de la Woluwe et l’on termine finalement à l’Arc de Triomphe du Cinquantenaire. Un peu avant d’aboutir à ce dernier monument, sur la gauche, se dresse, surmonté d’un beffroi cubique, les volumes orthogonaux de la façade de marbre de Carrare et les arêtes de bronze doré du Palais Stoclet. C’est une bouffée d’air frais parmi les hôtels particuliers de style écclectique de l’avenue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;font-family: palatino; mso-ansi-language: fr-be; mso-bidi-font-weight: bold&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_stoclet.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_stoclet.png&quot; src=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_stoclet.png&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;font-family: palatino; mso-ansi-language: fr-be; mso-bidi-font-weight: bold&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;Un contemporain, Mallet-Stevens, neveu des Stoclet et peintre, écrivait :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;font-family: palatino; mso-ansi-language: fr-be; mso-bidi-font-weight: bold&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;em&gt;Le public est paresseux, il lui est agréable de savoir, sans effort, où il se trouve, et les architectes ont eu le tort d'encourager ce défaut. “Pour le public ”, l'église est ogivale, le palais de justice est classique, l'hôtel de ville est Renaissance, le bureau est Empire, le salon est Louis XVI et il est admis que le dancing soit moderne. Le “ moderne ” pour nombre de gens ne “ fait pas sérieux ”, c'est un amusement. Quelques personnes ont dans leur appartement, “ une ” pièce moderne, de même que certains malades condamnés à un régime alimentaire sévère se permettent parfois un excès ; on s'en défend, on se le reproche, mais on y tient ! La chambre moderne est à l'appartement ce que le homard à l'américaine est au dyspeptique&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;font-family: palatino; mso-ansi-language: fr-be; mso-bidi-font-weight: bold&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;Créé pour le banquier Stoclet, mécène et proche de Léopold II, l’édifice est l’un des plus remarquables de la Ville, et il constitue un apax architectural, surtout parmi les ouvrages organiques de l’Art Nouveau que des architectes comme Vandervelde ou Horta érigèrent. Il est vrai, il accorda un crédit illimité à l’architecte. Côté rue, le bâtiment est un palais urbain, dans la tradition de la villa urbana romaine. Côté jardin, l’ensemble correspond à la tradition de la villa palatine du Veneto, la résidence de campagne. Cette conception évoque la tradition humaniste, assez rare en Belgique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;font-family: palatino; mso-ansi-language: fr-be; mso-bidi-font-weight: bold&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;Hoffmann était une des personnalités les plus importantes de la Wiener Werkstätte, mais la plus belle réalisation de ce groupe se trouve à Bruxelles. Le Palais Stoclet est une œuvre d’art, aussi bien l’intérieur que la construction, l’ornementation, la décoration et la structure du jardin ont été pensés en cohérence. Eloges de marbre de Turili, de Poanazzo ou de Portavenere, le palais est l’icône d'une Atlantide moderne, engloutie par les désastres universaux que nous suscitons. La sérénité des surfaces sert d'écrin à des sculptures grecques ou byzantines, à des peintures chinoises, perses, japonaises, aux tableaux de primitifs italiens et flamands. Forstner a orné les plafonds de mosaïques. Minne a posé une figurine d'albâtre sur la fontaine intérieure. Czeschka signe les bas-reliefs en cuivre. Les fresques murales sont de Klimt. Hoffmann en personne a dessiné le piano à queue Bösendorfer du salon de musique, parqueté de teck et de corallodendron. Les jardins géométriques, abrite un pavillon veillé de nymphes ciselées par Lucksch. A noter que van Rysselberghe refusa de peindre pour un ouvrage créé par des Teutons se toquant de byzantinisme!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;font-family: palatino; mso-ansi-language: fr-be; mso-bidi-font-weight: bold&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_stoclet1.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_stoclet1.jpg&quot; src=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_stoclet1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;font-family: palatino; mso-ansi-language: fr-be; mso-bidi-font-weight: bold&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;Hoffmann travaillait également avec des lignes optiques grâce auxquelles tout était relié, à la manière des correspondances de Baudelaire. Chaque détail, depuis la clinche d’une porte au portemanteau s’intégrait à l’ensemble. La collection d’objets d’art que la famille rassemblait trouva une place dans le palais et fut également intégrée à l’architecture. C’est ce que l’on nomme une œuvre d’art totale ou « Gesamtkunstwerk ». Chaque élément est conçu pour le tout, et rien ne doit le déparer. Les fleurs de la table toujours d’un ton unique et la cravate de M. Stoclet s’harmonisant avec la toilette de la maîtresse de maison. Les soirées étaient exceptionnelles. Souvenir d’un invité :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; style=&quot;font-family: palatino; mso-ansi-language: fr-be; mso-bidi-font-weight: bold&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;em&gt;La villa se dresse là rectangulaire comme une vieille tombe égyptienne, mais tu pénètres ce soir dans l’espace enchanteur d’une basilique dans le style de Ravenne. Soudain la porte s’ouvra et la maîtresse de maison lamée d’or par Poiret et coiffée d’aigrettes, au côté d’Adolphe Stoclet, droit dans sa barbe symétrique et lustrée d’Assourbanipal, l’escalier de marbre descendant sur le chemin vers le salon de musique, où Armène Ohanian, une gracile danseuse syrienne, attend sous un voile noir, pendant qu’elle tape sur un tambourin qui était presque aussi grand qu’elle, oui, à ce moment là les invités avaient le sentiment d’être dans une ambiance de conte de fée et l’ensorcellement marchait&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt;
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