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        <title>Sélian - ecoutes_et_lectures</title>
        <description>Filipendule</description>
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                <title>&quot;Coule un sang couleur de feu...&quot;</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
                                                <category>Ecoutes et Lectures</category>
                                                <pubDate>Wed, 14 Feb 2007 18:01:48 +0100</pubDate>
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                    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Aphrodite blessée par Diomèdes, une des images les plus fortes de l’Iliade, mis à part la description exhaustive des plaies et des existences fauchées, des conséquences des destines brisés. Aphrodite blessée&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;… elle s’éloigne, épuisée, éperdue. Iris au vol léger prend soin d’elle et la fait sortir de la bataille. Cruelle est sa douleur. Sa belle peau noircit…&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://selian.hautetfort.com/archive/2007/02/12/trois-villes-a-mon-cœur-entre-toutes-sont-cheres.html</guid>
                <title>&quot;Trois villes à mon cœur, entre toutes, sont chères...&quot;</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
                                                <category>Ecoutes et Lectures</category>
                                                <pubDate>Mon, 12 Feb 2007 09:50:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La deuxième pointe au cœur est la lecture d’un des moments les plus cruels de l’oeuvre, comme la vague immense hésite à fondre sur les îles et les engloutir, l’instinct de guerre faiblit entre les deux camps après le duel tronqué entre Pâris et Ménélas. Ce poignant au cœur, donc, qui donne l’impression d’une tristesse immense, d’un vaste gâchis et d’un incroyable aveuglement, est la lecture de la scène qui suit l’abandon d’Hélène à Pâris, quand les Troyens et les Achéens semblent hésiter sur la suite de la guerre. Leur sort se décide sur l’Olympe. Zeus entend tout d’abord rétablir la concorde entre les deux peuples, laisser subsister la ville de Priam et rendre Hélène à Ménélas. Héra s’écrie de rage et refuse la paix. Zeus lui cède malgré soi la destruction de Troie mais menace de ruiner par après l’une des villes dont la déesse est protectrice. La réponse d’Héra est terrible:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Trois villes à mon cœur, entre toutes, sont chères : ce sont Argos et Sparte et la vaste Mycènes. Détruis-les donc, le jour qu’elles te déplairont : je n’entends pas les protéger contre ton bras ni te les disputer.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Peu lui chaut que ces villes lui vouent un culte et qu’elles lui aient été fidèles, pourvu qu’elle puisse assouvir sa vengeance ! Et la guerre, stimulée par les dieux, reprend. La suite est un engrenage terrible, de ce premier duel encore élégant entre les deux prétendants d’Hélène, l’affrontement devient un gigantesque carnage où les pauvres héros s’affrontent en combat singulier, l’ombre couvrant bientôt leurs yeux à jamais. Et peu importe que la bravoure des plus vaillants héros serve par la suite d’aristie chantée par les chroniqueurs.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les œuvres d’Homère sont également la source de la littérature occidentale, le commencement de la narration, telle est l’opinion de Borges, telle celle du Narrateur quand il commente le style de Bergotte,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;J’arrivais en vérité à me demander s’il y avait quelque vérité en cette distinction que nous faisons toujours entre l’art, qui n’est pas plus avancé qu’aux temps d’Homère, et la science aux progrès continus&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
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                <title>Ιλιάς</title>
                <link>http://selian.hautetfort.com/archive/2007/02/09/Ιλιάς.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
                                                <category>Ecoutes et Lectures</category>
                                                <pubDate>Fri, 09 Feb 2007 13:20:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;La redécouverte de l’Iliade est une des &lt;em&gt;manoeuvres&lt;/em&gt; les plus pertinentes de ces dernières années et accompagne parfaitement ces journées froides où la neige et les vents dévalent des montagnes couronnant la Ville. Les gens traversent rapidement la place, même sous le soleil&amp;nbsp;; et il n’est rien de plus agréable que de demeurer calfeutré, à boire du thé et lire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;De l’œuvre, bien entendu inutile d’en commenter quoique ce soit, les strates millénaires d’interprétation suffisent amplement et ce serait –vraiment- la plus sotte des prétentions. Juste saisir l’indignation de Platon face à la représentation des dieux de l’Olympe et comprendre son émoi à une époque où les œuvres d’Homère étaient lectures obligées pour tous les rejetons de bonne famille, ou encore déclamées annuellement à l’occasion des Panathénées. Le divin ne devrait jamais dispenser le mal ni nous tromper.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Or, les Olympiens homériques paraissent si mesquins, poussant les hommes à la guerre et le leur reprochant ensuite, attisant les haines, infanticides de héros dont ils sont de la plupart les parents ou les grands-parents, si foncièrement humains malgré leur immortalité, leur stature, leurs ornements et harnachements d’or, leurs grandes enjambées et leur rire. Car les dieux de l’Olympe s’amusent beaucoup aux dépends de nous autres, pauvres êtres humains et, face à ces exigences du destin, nous sommes si proches, tellement similaires&amp;nbsp;; les coutumes, les époques, les races et la condition ne sont rien. Le Narrateur ne pense pas autre chose, quand le duc de Guermantes lui enlève son pardessus au seuil de son hôtel&amp;nbsp;et le guide à travers les salons parmi les invités avec des façons de cour XVIIº siècle :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;Les gens des temps passés nous semblent infiniment loin de nous. Nous n’osons pas leur supposer d’intentions profondes au-delà de ce qu’ils expriment formellement&amp;nbsp;; nous sommes étonnés quand nous rencontrons un sentiment à peu près pareil à ceux que nous éprouvons chez un héros d’Homère ou une habile feinte tactique chez Hannibal.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;A ce point de la lecture, un des passages les plus poignants semble bien celui qui accompagne le duel entre Pâris et Mélénas. Au moment où Pâris risque d’être tué, et sa mort de mettre fin à la guerre, Aphrodite l’enlève et le place dans ses appartements, dans le palais de Priam, forçant Hélène, envers qui les troyens affirment que leurs maux ne valent pas un seul de leurs regards, à le rejoindre, le consoler et l’aimer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Première pointe au cœur quand Hélène, parmi les Troyennes aux remparts, s’indigne face à Aphrodite qui l’enjoint de gagner la couche de Pâris :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;Va donc t’installer chez Pâris à demeure, en t’éloignant des dieux, en oubliant pour lui le chemin de l’Olympe&amp;nbsp;! Attendris-toi sur lui, veille sur lui sans cesse en attendant qu’un jour il veuille bien de toi pour femme ou pour esclave&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Sous ces insultes, la déesse alors la menace effroyablement et Hélène est forcée de quitter les murailles divines de la ville, abaissant son voile pour échapper aux regards des Troyennes. Parvenue aux appartements royaux, détournant les yeux afin de ne pas faiblir, elle lance ensuite à Pâris&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;Tu reviens du combat. Pourquoi n’es-tu pas mort, abattu sous les coups de mon premier mari, ce robuste héros&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Puis, soudain, sans doute le contemple-t-elle, et la déesse lui confond l’esprit&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;Mais non, n’insiste pas, moi-même je t’en prie&amp;nbsp;: cesse donc d’attaquer et d’affronter le blond Ménélas, follement, de peur de succomber sans délai sous sa lance.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;La proie de la passion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://selian.hautetfort.com/archive/2007/02/01/sur-terre-les-humains-passent-comme-les-feuilles.html</guid>
                <title>&quot;Sur terre, les humains passent comme les feuilles&quot;</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 01 Feb 2007 11:15:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ou encore, quand, après la lecture, dans le Chant VI de l’Iliade, de la réponse de Glaucos à Diomèdes, le héros divin qui blessa Aphrodite et Arès, quand ce dernier lui demande son nom, afin de savoir qu’elle ennemi il doit célébrer d’avoir vaincu&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 35.05pt 0pt 1cm&quot; class=&quot;MsoBlockText&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;…Pourquoi désires-tu connaître ma naissance&amp;nbsp;? Sur terre les humains passent comme les feuilles&amp;nbsp;: si le vent fait tomber les unes sur le sol, la forêt vigoureuse, au retour du printemps, en fait pousser bien d’autres&amp;nbsp;; chez les hommes ainsi les générations l’une à l’autre succèdent…&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Suivi d’une visite dans les montagnes enneigées qui ceignent aujourd’hui la Ville&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Hacía viento.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Recordé lo que decías de las hojas.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Volaban.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Copos de nieve malvas.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Fingían florecer - mientras.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Montañas como olas negras detenidas.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Rumor de flores en las ingles de Darío.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Desde Homero sabemos&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Que humanos y hojas&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Seguimos pasos iguales&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;La première comparaison littéraire –selon Borges- des hommes aux feuilles était émouvante. A noter que dans le cas d’espèce, après cette liminaire assez existentielles avant l’heure, Glaucos récita complaisamment ses ascendants, qui remontaient à Sisyphe et Bellérophon, et cette récitation –et cela accentue encore le paradoxe- lui permit d’éviter le duel, car Diomèdes se rendit compte qu’ils étaient «&amp;nbsp;hôtes héréditaires&amp;nbsp;» l’un de l’autre&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
                </description>
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                <guid isPermaLink="true">http://selian.hautetfort.com/archive/2007/01/10/كتاب-ألف-ليلة-و-ليلة.html</guid>
                <title>كتاب ألف ليلة و ليلة</title>
                <link>http://selian.hautetfort.com/archive/2007/01/10/كتاب-ألف-ليلة-و-ليلة.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
                                                <category>Ecoutes et Lectures</category>
                                                <pubDate>Wed, 10 Jan 2007 16:05:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/thumb_1001nuits.jpg&quot; alt=&quot;medium_1001nuits.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;Poursuite de la lecture des Mille et Une Nuits. Autant la version classique de Galland était apparue souple et agréable, notamment dans ce désir d’évoquer plutôt que d’exprimer les scènes licencieuses, et dans cette manière très versaillaise de décrire le Califat abbasside&amp;nbsp;; autant la version éditée par la Pléiade est austère et laisse apparaître une violence plus évidente. Egalement, le choix de ne pas traduire les noms mais de les laisser en arabe enlève certain charme à la lecture, même si le puriste en peut être heureux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-CA&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Après une centaine de «&amp;nbsp;et l’aube chassant la nuit, Schéhérazade se tut…&amp;nbsp;», l’édition de Galland ne marque plus les pauses, tandis que ces nouvelles pages égrènent rigoureusement les nuits, la conteuse tranchant arbitrairement les récits de manière à maintenir l’attention du souverain et que la fin d’un conte ne coïncide surtout pas avec la fin d’une nuit, afin&amp;nbsp; d’avoir l’occasion de recommencer le lendemain par un “On raconte encore, Sire, ô roi bienheureux…” ; et laisser la vie sauve à la narratrice jusqu’à la nuit suivante en échange de la suite de l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-CA&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;L’histoire liminaire de Schéhérazade et du roi emboîte ainsi tous les autres contes, nuit après nuit.&amp;nbsp; Cela permet de juxtaposer des histoires qui n’ont aucun lien entre elles sous une forme enchâssée ou en tiroir&amp;nbsp; La méthode permet à Shéhérazade d’éterniser la succession des récits et d’éloigner l’heure fatale de sa décollation. Cela ajoute aussi à la diversité de l’œuvre puisque chaque nouveau conte n’a pas nécessairement de liens avec le conte précédent et que même le genre du conte peut alors se modifier, dérivant du merveilleux au mystique, de l’érotique au moral. A noter que dans de nombreuses histoires, des malheureux, princes, vizirs, esclaves, sauvent leur vie au prix d’une belle narration, autant de Schéhérazade en mode mineur qui pullulent dans la gigantesque trame.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-CA&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_1001nuits3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_1001nuits3.jpg&quot; alt=&quot;medium_1001nuits3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_jard_persanter.gif&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-CA&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;En version française, il existe également l’édition de Mardrus, plus osée, qui fera se pâmer les symbolistes et les décadentistes, inspirera nombre de ballets et de pièces, et qui causa la confusion de madame Proust dans la Recherche,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-CA&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;&lt;em&gt;Ma mère me fit venir à la fois les Mille et Une Nuits de Galland et les Mille et Une Nuits de Mardrus. Mais, après avoir jeté un coup d’œil sur les deux traductions, ma mère aurait bien voulu que je m’en tinsse à celle de Galland, tout en craignant de m’influencer, à cause du respect qu’elle avait de la liberté intellectuelle… En tombant sur certains contes elle avait été révoltée par l’immoralité du sujet et la crudité de l’expression.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-CA&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Qu’aurait-elle pensé de la présente édition? Se demander si le Narrateur a jamais médité sur l’emprisonnement et la vigilance d’Albertine comme une situation similaire de quelques princesses enlevées et enfermées par des génies ou des rois soupçonneux, des pères jaloux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-CA&quot; lang=&quot;FR-CA&quot;&gt;Le mondain aura-t-il à la soirée de la Mille et Deuxième Nuit offerte par Paul Poiret à la bonne société parisienne de 1911? Comment non plus ne pas se rappeler certains tableaux de Gustave Moreau, ne fût-ce que les représentations du jeune chasseur persan?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Cette deuxième lecture révèle d’autres aspects. Par exemple, le merveilleux tient moins de place que dans les souvenirs et maints d’entre eux se transforment en petits traités d’initiation érotique entre adolescents. La facilité des mœurs et les descriptions sont d’une certaines manière très modernes&amp;nbsp;; de très jeunes gens et de très jeunes filles, tous d’une stupéfiante beauté, bien entendu, qui mènent joyeuse vie, s’enivrent, jettent l’argent par les fenêtres et titillent leur sens avec assez de facilité et sans trop de remords. Beaucoup de violence, viols, enlèvements, jugements sommaires, incestes, hécatombes, émasculations, sévices, … la violence latente la plus «&amp;nbsp;intéressante&amp;nbsp;» étant celle qui pèse sur la conteuse, même si l’on connaît le «&amp;nbsp;happy end&amp;nbsp;», on peut feindre l’alarme, se demander si le Sultan lui laissera la vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Relire maintenant les réflexions de Borges sur le thème.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_nielsen-scheherazade.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_nielsen-scheherazade.jpg&quot; alt=&quot;medium_nielsen-scheherazade.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Un petit tour dans le Raj britannique</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
                                                <category>Ecoutes et Lectures</category>
                                                <pubDate>Wed, 15 Nov 2006 08:54:59 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Découverte des impressions de voyages de Somerset Maugham,&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;The gentleman in the parlour&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;, quand le Raj britannique lui permettait de flâner depuis les Indes jusqu’aux confins de l’Indochine, se reposant dans des relais de voyage où le précédait un cohorte de serviteurs indiens et de muletiers du Yunnan, à lui préparer le logement, le dîner, son équipement de chasse, son gin agrémenté de jus de citron frais exprimé et ses livres. Lecture du&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;Côté de Guermantes&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;en Birmanie parmi les tribus Shan. Il est d’une morgue délicieuse et d’une condescendance géniale, il est irrésistiblement fat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;L’ouvrage, prêté par un ami, est traduit en castillan. Cela permit la rencontre d’un beau mot en espagnol&amp;nbsp;: vapulear.&lt;/span&gt; «&amp;nbsp;Es una belleza que nos vapulea…&amp;nbsp;». &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Le mot paraît si frêle, on aurait pu songer à une image de vapeur dorée par l’aube, ou d’un sillage laissé par une barque sur un étang. “C’est une beauté qui nous laisse dériver….” Or vapulear est un terme équivalent à frapper, secouer, agiter. Rien de paisible. “C’est une beauté qui nous frappe…” A rangé aux côtés de desenfadado, ojiplatico, etc,… Blanche, lors du dernier “déjeuner poétique”, cite von Platten: “qui a contemplé la beauté de ses propres yeux se trouve dans les bras de la mort”.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Le castillan envahit le quotidien. En sont témoins les hispanismes qui émaillent ces notes, les difficultés à s’exprimer en français dans le cadre d’une relation de travail. Dans quelques jours s’organise la Journée de Bruxelles en Ville, une occasion très surprenante de joindre deux espaces si familiers l’espace d’une journée, de mêler les symboles des lieux de l’enfance à ceux de l’actuel quotidien, défilé de couturiers&amp;nbsp; bruxellois dans l’Hôtel Palace, construits par des belges, gastronomie de la Mer du Nord pour des palais habitués aux saveurs méditerranéennes,... Dernièrement, se surprendre à compter “un – dos – tres -…”.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;De là la tentation d’écrire en espagnol. Un essai cet été, une nouvelle. Donnée anxieusement à Blanche, à Filiberto, à quelques autres amis. La simple envie de la complicité. C’est surtout vrai avec Blanche. L’échange est tronqué.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>L'ambiguïté de Lord Jim</title>
                <link>http://selian.hautetfort.com/archive/2006/10/31/l-ambiguite-de-lord-jim.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
                                                <category>Ecoutes et Lectures</category>
                                                <pubDate>Tue, 31 Oct 2006 08:55:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;L’ambiguïté est probablement l’un des mécanismes préférés de Joseph Conrad. Lord Jim maintient une tension équivoque dans plusieurs scènes&amp;nbsp;: le narrateur rencontre un&amp;nbsp; collectionneur de lépidoptères et commence à lui parler de Lord Jim, durant quelques instants l’amateur pense qu’on lui décrit un nouveau papillon&amp;nbsp;; ou encore la première description de l’amour de Lord Jim pour une jeune métisse de Bornéo, quand on s’imagine d'entrée que sa compagne est morte et que l’on se rend compte ensuite qu’il parle de la mère de celle-ci. A sa compagne, il a donné Joyau comme surnom. Il s’ensuit une légende inventée par les indigènes. Lord Jim serait possesseur d’une émeraude énorme, gage de bonne fortune, elle aurait été dérobée à un rajah, et gardée entre les seins de la jeune femme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;L'ambivalence se maintient aussi tout le long du récit dans la relation de puissante amitié entre le narrateur et Lord Jim. Certaines descriptions paraissent d’effleurements. Les voyages en mer et, a fortiori, le métier de marins favorisent certainement l’établissement de liens forts entre les hommes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;Le narrateur parle de son amitié avec Saint-Loup&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;&lt;em&gt;Nous causâmes presque toute la soirée ensemble devant nos verres de Sauternes que nous ne vidions pas, séparés protégés des autres par les voiles magnifiques d’une de ces sympathies entre hommes qui, lorsqu’elles n’ont pas d’attrait physique à leur base, sont les seules qui soient tout à fait mystérieuses.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://selian.hautetfort.com/archive/2006/10/30/conrad.html</guid>
                <title>Conrad</title>
                <link>http://selian.hautetfort.com/archive/2006/10/30/conrad.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
                                                <category>Ecoutes et Lectures</category>
                                                <pubDate>Mon, 30 Oct 2006 08:55:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;Il faut toutes affaires cessantes se mettre à lire Conrad, si ce n’est déjà fait. La première œuvre abordée est un roman court, Homo duplex. Loyauté ambiguë, images des Mer du Sud, corps nu émergeant des eaux et se réfugiant dans une cabine pour y demeurer cloîtré, identité, mésintelligences,... Cette nouvelle, découverte un soir, quand la pluie tombait en trombe sur les pavés mal équarris de la place, provient de la bibliothèque de Filiberto.&lt;/span&gt; &lt;span lang=&quot;FR-BE&quot; xml:lang=&quot;FR-BE&quot;&gt;Depuis, plongée dans Lord Jim&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://selian.hautetfort.com/archive/2006/06/14/le-pacifique-ou-le-lac-espagnol.html</guid>
                <title>Le Pacifique ou le Lac espagnol</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
                                                <category>Ecoutes et Lectures</category>
                                                <pubDate>Wed, 14 Jun 2006 09:50:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Grâce à Flor de Piel, ai assisté à la présentation d’un livre assez ancien traduit de l’anglais vers l’espagnol, «&amp;nbsp;The Spanish Lake&amp;nbsp;», de Öskar Spate. La thèse en est que l’Océan Pacifique appartenait à l’Espagne bien avant les voyages de Bougainvillée et de Cook dans ces parages et non seulement par la grâce du Traité de Tordesillas accordant la moitié de l’univers aux souverains très-catholiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Il est vrai que les XVIe et les XVIIe siècles furent des moments d’ébullition espagnols et portugais méconnus du reste du monde et même des propres descendants de ces anciens explorateurs et saccageurs. Opérant le tour du monde, Primus Circumdedistime, Magellan ouvrit le chemin aux caravelles et aux galions. Saavedra découvre l’actuelle Guinée, les Carolines et les Marshall&amp;nbsp;; Grijalva les îles Bismarck&amp;nbsp;; etc,… Les Philippines servent de base à des tentatives de conquête de la Chine et du Japon. Taiwan fut attaquée sous le règne de Felipe II, l’expansion paraît infinie après la réunion des couronnes espagnoles et portugaises en 1580, et puis tout s’enraye, 1898 conclut une série de catastrophes antérieures.&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;J’ai déjà remarqué, à l’occasion d’une autre conférence sur l’ambassade de Ruiz de Clavijo à la Samarkand de Tamerlan, combien certains milieux intellectuels cultivent le regret et nourrissent un esprit de revanche. Cela fait très collégiens, quand l’un clame «&amp;nbsp;ce n’est pas juste&amp;nbsp;» et trépigne. Mais il est vrai que les Anglais ont eu beau jeu de recréer l’histoire dès le XIXe Siècle et c’est ce que la mémoire universelle a tendance à retenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_pacific.2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_pacific.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_pacific.2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>Un évangile selon Judas</title>
                <link>http://selian.hautetfort.com/archive/2006/04/12/un-evangile-selon-judas.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
                                                <category>Ecoutes et Lectures</category>
                                                <pubDate>Wed, 12 Apr 2006 09:05:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Une publication bien dans l’air du temps, puisqu’une partie de l’Humanité célèbre Pâques, que les balcons de la plupart des villes d’Espagne se sont ornés de feuilles de palmiers et de branches d’olivier, et que les chars processionnels traversent les quartiers anciens à dos de costaleros, accompagnés de longues théories de nazarenos, comme ceux magistralement photographiés par Ortiz Echagüe:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_echague.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_echague.jpg&quot; src=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_echague.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ont été publiés des fragments d’un Evangile selon Judas, un de ces nombreux textes apocryphes et gnostiques non retenus par la tradition de l'Eglise, simplement parce qu'ils ont été rédigés et connus tardivement – et non à cause de divagations qui en ruineraient l’assise, à la manière de ce que propose l’intrigue du Da Vinci Code. Les gnostiques prétendent que la connaissance de Dieu est réservée à un cercle limité d'initiés, réinterprétant librement les écritures juives et chrétiennes, ou, selon Plotin :&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;…ceux qui affirment que le démiurge de ce monde est mauvais&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;et que le Cosmos est mauvais…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;D’où proviennent ces fragments d’un évangile écarté dès avant le Concile de Nicée? D’un codex rédigé en copte et retrouvé dans le désert de Haute Egypte, près de Myrnia, au début des années 1970. Après une longue restauration, il a été publié dernièrement par la &lt;a class=&quot;undefined&quot; href=&quot;http://www9.nationalgeographic.com/lostgospel/index.html&quot;&gt;National Geographic Society&lt;/a&gt;. Le codex compte 66 feuilles de papyrus et contient un exemplaire d’un Evangile apocryphe de Judas comprenant 26 feuillets. L'existence d'un Evangile de Judas en langue grecque est connue depuis longtemps. Dès 180 après J.-C., l'évêque Irénée de Lyon combat cette œuvre dans son traité &lt;em&gt;Adversus Hœreses - Contre les hérésies&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;D'autres encore disent que Caïn était issu de la Suprême Puissance, et qu'Esaü, Coré, les gens de Sodome et tous leurs pareils étaient de la même race qu'elle : pour ce motif, bien qu'ils aient été en butte aux attaques du Démiurge, ils n'en ont subi aucun dommage, car Sagesse s'emparait de ce qui, en eux, lui appartenait en propre. Tout cela, disent-ils, Judas le traître l'a exactement connu, et, parce qu'il a été le seul d'entre les disciples à posséder la connaissance de la vérité, il a accompli le « mystère » de la trahison : c'est ainsi que, par son entremise, ont été détruites toutes les choses terrestres et célestes. Ils exhibent, dans ce sens, un écrit de leur fabrication, qu'ils appellent « Evangile de Judas ». (Adversus Hoereses, livre I)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Cela rentre bien dans la lignée des effroyables galimatias théologiques… Un siècle plus tard, saint Hippolyte, dans son Hérésiologie, ne les jugea pas dignes d'être réfutés, d'où l'on peut conclure qu'ils n’étaient plus la « fleur des pois » ou le «cramoisi » des hérésies en vogue.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Les savants en fixent la rédaction entre 130 et 170, et l'attribuent à un groupuscule gnostique, celui des Caïnites, comme le mentionne l’évêque de Lyon. Selon les Caïnites, le Dieu de la Bible est d'une nature imparfaite. En conséquence, les Caïnites trouvent la perfection dans l'opposé de la révélation juive et honorent les personnages que la Bible stigmatise. En premier lieu, Caïn, en donnant la mort à son frère Abel, démontre que la puissance dont il tient sa force est d'un ordre supérieur à celle qui protège Abel ; puis Ésaü ; mais aussi les habitants de Sodome, ou comment être Caïnite sans le savoir ; Coré et ses compagnons, qui doutent du mandat de Moïse sur le peuple d’Israël. Judas l'Iscariote est aussi tenu en honneur par la secte: trahissant le maître, parce qu'il pressent que sa trahison est nécessaire au salut du genre humain. Selon l’évangile récemment découvert:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;blockquote dir=&quot;ltr&quot; style=&quot;margin-right: 0px&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Tu les surpasseras tous.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Car tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Et c’est l’évidence. Sans la trahison de Judas, pas de moment de Pâques, sans Pâques, aucune greffe chrétienne sur l’arbre antique. Plotin aurait ressourcé le paganisme. Judas aurait accompli la volonté divine en livrant Jésus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_judas1.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;medium_judas1.2.jpg&quot; src=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_judas1.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;A la manière gnostique, le texte présente Judas comme un initié : le sacrifice est indispensable à la rédemption du monde. Il est responsable de la plus difficile des missions : trahir pour obéir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;em&gt;Tu seras stigmatisé par les autres générations&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le manuscrit tombait en morceau depuis sa découverte, laissé dans les pourrissoirs des coffres bancaires par les spéculations des marchands et trafiquants d’œuvres d’art. La datation au carbone 14 révèle un manuscrit écrit entre 220 et 340, ce qui est une frange énorme puisqu’elle couvre les ultimes persécutions, dont celles de Dioclétien, la reconnaissance de Constantin et les premiers Conciles établissant les canons et excommuniant les penseurs déviants de l’orthodoxie ; notamment, la floraison des Pères anténicéens et des Christologues pré-chalcédoniens. La liste des sectes gnostiques et des hérésies est hallucinante, elle pourrait se prononcer comme un vrombissement ivre:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;kantéens&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;séthiens&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;barbelognostiques&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;archantiques&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;ophites&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;naassènes&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;pérates&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;montanisme ou hérésie cataphrygienne&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;marcionitisme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;ébionisme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;elkasaïsme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;valentinisme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;donatisme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;méletisme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;pneumotomaches&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;papianistes&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;pépuzites&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;hydroparastases&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;messaliniens&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;audiens&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;tascodrogites&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;apotactiques&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Ce processus proche du délire, où les premiers chrétiens s’entredéchirent comme des rats dans un navire en dérive, où le contenant prend le pas sur le contenu, est admirablement décrit par Gibbon dans le Déclin et Chute de l’Empire Romain. Qu’est-ce que le christianisme détenait que ne possédait pas les derniers feux du paganisme ? Plotin était-il trop abstrait ? Pourquoi les premiers Pères de l’Eglise s’en inspirèrent-ils ? Le christianisme est-il un néo-platonisme qui ne veut point l’admettre ? Hormis l’exclusivité, en quoi la vénération de la Trinité et des saints est-elle si différente de l’hénothéisme ? Lu quelque part que le catholicisme est un monothéisme de pure forme. On peut le croire, quand on voit défiler les différentes images de Séville durant la Semaine Sainte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoBodyText&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le document copte, ainsi authentifié et daté, ne constitue donc pas une révolution dans la connaissance des origines chrétiennes : le manuscrit restauré est une copie et une traduction d’une version grecque plus ancienne, qui rentre dans la lignée des nombreux textes rejetés par l’Eglise et les Empereurs chrétiens.&lt;/p&gt;
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