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        <title>Sélian - films</title>
        <description>Filipendule</description>
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        <lastBuildDate>Mon, 09 Jul 2007 11:54:49 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Visconti proustien ( II )</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
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                                <category>Films</category>
                                <category>Mer allée avec le soleil</category>
                                                <pubDate>Fri, 19 Jan 2007 08:40:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Bien mieux que le film, la lecture de l’œuvre permet également de se rendre compte de la justification hellénique de la passion de l’écrivain vieillissant, qui peut se résumer en ces mots, Apollon foudroyé par Dionysos. Charlus, quant à lui, se serait plutôt Dionysos à la traque d’Apollon. Il suffit de se rappeler l’extraordinaire scène, ou le hautain Palamède découvre les lignes de la figure du jeune marquis de Surgis et de son frère. Le Narrateur n’y échappe pas non plus, en décrivant sa première vision de Robert de Saint-Loup, si azur et or, intemporelle et magistrale, que l’on aimerait voir répétée à l’infini, dans un mouvement maritime qui jamais ne lasserait&amp;nbsp;; ou encore celle du duc de Châtellerault. C’est également Dionysos poursuivant Apollon quand un valet de pied de Oriane de Guermantes reconnaît en la personne du jeune Châtellerault un amant de passage. Le Narrateur galvaude Apollon. La description de Châtellerault et d’un cousin&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;Grands, minces, la peau et les cheveux dorés, tout à fait de type Guermantes, ces deux jeunes gens avaient l’air d’une condensation de la lumière printanière et vespérale qui inondait le grand salon,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;est d’autant plus belle, plus éblouissante, qu’elle sera odieuse dans la danse macabre que constitue la matinée chez la princesse de Guermantes, du Temps Retrouvé, où on le retrouve parmi d’autres grotesques&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; tab-stops: 305.6pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;Je fus bien plus étonné au même moment en entendant appeler duc de Châtellerault un petit vieillard aux moustaches argentées d’ambassadeur dans lequel seul un petit bout de regard resté le même me permit de reconnaître le jeune homme que j’avais rencontré une fois en visite chez Mme de Villeparisis.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;On affirme souvent que Visconti aurait été le cinéaste idéal pour reproduire en image le monde de la Recherche. Sans doute, quoique l’aspect quasi instantané en soi d’une œuvre cinématographique aurait dû être compensée par un film d’une durée s’étalant sur plusieurs semaines, un film impossible. Il est peut être moins notoire que Visconti disposait des fonds, des engagements des acteurs (on évoquait Greta Garbo en reine de Naples,…), des lieux de tournage, d’un scénario de 500 pages,.. mais que tout s’en alla à vau-l’eau parce que Helmut Berger aurait trouvé déplaisant d’être limité au rôle du violoniste Morel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Mais là n’est vraiment pas le plus important. Pour en revenir à Mort à Venise, plus que du Charlisme dans l’attitude d’Aschenbach, il faudrait y voir du Bergotte. Bergotte, l’écrivain de la Recherche, qui trépasse après avoir admiré une dernière fois un petit pan de mur jaune ornant une vue d’une ville hollandaise peinte par Vermeer, se rendant compte que son écriture aurait dû être similaire à cette étendue flavescente. Bergotte se rend à une exposition pour aller admirer le tableau du peintre hollandais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;Il passa devant plusieurs tableaux et eut l’impression de la sécheresse et de l’inutilité d’un art si factice, et qui ne valait pas les courants d’air et de soleil d’un palazzo de Venise&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Aschenbach expire quant à lui au bord de mer, dans une chaise longue, en observant le jeune adolescent tendre le bras vers l’horizon. Il se rend compte également que sa façon d’écrire n’est pas la meilleure, qu’elle s’est nourrie d’une manière trop austère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;C’est ainsi que j’aurais dû écrire. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_venise3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://selian.hautetfort.com/images/medium_venise3.jpg&quot; alt=&quot;medium_venise3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Les paroles de Bergotte auraient parfaitement pu être prononcées par Aschenbach et ce dernier aurait sûrement pu mourir devant le même tableau de la vue de Delft. Tadzio est un petit pan de mur jaune, cheveux d’or, peau ambrée sur fond de mer, d’une beauté qui se suffirait à elle-même. Le bleu et le jaune, à jamais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Les anxiétés éminentes du Moniteur de gymnastique</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 22 Dec 2005 13:10:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Un film que tout le monde a couru voir –et je n’ai pas failli au mouvement de foule, je l’ai vu en compagnie d’Inés- fut la dernière œuvre de Woody Allen, &lt;a href=&quot;http://www.filmdeculte.com/film/film.php?id=1155&quot;&gt;Match Point&lt;/a&gt;. Je ne traiterai point de la génialité de ce dernier opus, du dilemme « haletant », ni du deux ex machina final. qui surprit plus d’un, mais plutôt de l’impression magistrale qu’il créa dans l’esprit du moniteur de gymnastique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;En vérité, plus qu’un trouble métaphysique, à savoir le jeu ou l’ambivalence antique entre ces concepts immémoriaux de la triade de la providence divine, la fortune imprévisible et la fatalité immuable –les Grecs justifièrent la victoire de Rome par la Fortune- ; plus que ce trouble, le moniteur avait l’impression que le film transcrivait sa propre existence, ou les doutes face à sa propre ligne de conduite, à savoir si sacrifier à l’amour ou à l’argent. Il semblerait que l’une et l’autre clientes de la palestre lui eussent offert un certain « confort de vie » , dirions-nous, similaire à la situation narrée dans Match Point.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Cela me valut le récit de certaines anecdotes savoureuses qu’il serait fastidieux de retranscrire ici mais qui révèlent combien maintes personnes peuvent ressentir une impression d’angoisse face à une balle de tennis qui ne franchit pas le filet au dernier moment, ou face à une bague qui retombe en bordure d’une balustrade. Un sentiment de croisée des chemins, que l’on cultive ou non, que l’on a eu l’occasion de connaître ou pas, n’est sans aucun doute pas anodin, et l’on agira souvent en vertu de notre croyance en la providence, la fortune ou la fatalité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Je vis Jeune Fille en Fleur auparavant. Nous avons déjeuné ensemble. Elle était, comme toujours, merveilleuse, à en provoquer un mouvement de frayeur indéfinissable. Elle est « trop » charmante, laurée d’une grâce singulière, qui la désigne aux regards des jeunes gens que nous croisons. Nous avons traité des diverses phases de nos états splénétiques et elle abonda dans mon sens. J’avais l’illusion d’être compris, notamment quand je lui parlai du simulacre et de ses « immodesties » bruxelloises.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;Le soir, je retrouvai Nouvelle Grande Amie, et ce fut un des moments les plus délassants de la saison. Elle vint en compagnie du Lecteur du Dit du Genji et de sa femme. Nous avons dîné au Matritum. Offert « Point de lendemain », de Vivant Denon, à Nouvelle Grande Amie, et « Fourmi sans ombres » un recueil de haïkaï, à son compagnon. Maints thèmes sub vino sub rosa. Ce soir sera la dernière sortie en Ville, avant l’année prochaine. Je me rends chez Filiberto, autre moment agréable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>&quot;Um filme falado&quot;</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 31 Aug 2004 09:02:05 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-BE&gt;&lt;FONT face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=1&gt;Si je devais jouer dans un film, j’adorerais me&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;retrouver dans un &lt;EM&gt;Space Opera&lt;/EM&gt; qui mettrait par exemple en scène Fondation de Asimov, l’Incal de Jodorowski, ou quelque autre histoire de grandes civilisations&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;galactiques au moment de leur chute, avec Supernovae, Trous Noirs et Comètes, dans des décors similaires au palais de Justice de Bruxelles, qui représente le summum du syncrétisme kitsch avant l’âge. Ou bien, dans un tout autre registre, interpréter un rôle secondaire dans un film&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;de Manoel de Oliveira, où les scènes sont lentes et artificielles, les dialogues sont figés et paraissent sortir d’un livre, les geste compassés, les regards fixes, entre les lieux&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;antiques et les actrices immémoriales. J’ai vu&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;sa dernière&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;oeuvre, &lt;I style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Um filme falado&lt;/I&gt;, en compagnie de Louise. Le film retrace une croisière&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;en Méditerranée. Le bateau s’arrête dans différentes villes portuaires. Ce voyage entraîne de Lisbonne à Aden en passant par Marseille, Naples, Istambul et Le Caire. Un voyage initiatique à travers la civilisation méditerranéenne et une évocation de tout ce qui marque notre culture occidentale et, complètement incongru dans l’oeuvre du Portugais, la présence de la menace terroriste arabe. Ses hégéries y jouent comme d’habitude, les yeux fantastiques de Leonor Silveira, les lutineries dangereuses de Malkovitch et surtout Catherine Deneuve, empaillée dans son attitude de grande bourgeoise, telle qu’en elle-même l’Eternité Hermès et Dries van Noten la change. &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-BE&gt;&lt;FONT face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;FONT size=1&gt;&amp;nbsp;&lt;?xml:namespace prefix = o ns = &quot;urn:schemas-microsoft-com:office:office&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-BE&gt;&lt;FONT face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=1&gt;De longues conversations du genre café de commerce cosmopolite à la table du Commandant. C’était néanmoins une très belle scène, dans un décor vaguement Art Déco qui me faisait penser à la &lt;A href=&quot;http://www.museumvanbuuren.com/fr/maisonfr_a.htm&quot;&gt;maison van Buuren&lt;/A&gt;,&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=1&gt; à Bruxelles (une merveille de l’Art Déco belge). Malkovitch présidait de vêtu de blanc, avec de belles épaulettes dorées, entourées de femmes qu’il lutinait plaisamment. Irène Papas était désagréable, ses opinions étaient médiocres, elle se demandait par exemple pourquoi on ne parle plus grec qu’en Grèce et pourquoi le portugais est en revanche si répandu. C’était une réflexion insensée. Aucune civilisation n’a envahi le Brésil comme les Ottomans l’on fait pour l’empire byzantin. D’ailleurs je n’ai même pas envie d’argumenter, de tels jugements à l’emporte-pièce m’exaspèrent. Elle affirma ensuite une chose absolument incroyable, que les représentants du Congrès qui décida de la Constitution américaine ont failli choisir le grec comme langue de leur nouvelle nation&amp;nbsp;! J’ai vérifié sur internet, mais je n’ai rien trouvé de probant, sauf &lt;A href=&quot;http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/usa_2pol-federale.htm &quot;&gt;ce texte&lt;/A&gt;,&amp;nbsp;qui permet d'affirmer a fortiori que les fondateurs n'avaient pas eu sérieusement à l'esprit de faire du grec leur langue officielle&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=1&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;: &lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-BE&gt;&lt;FONT face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;FONT size=1&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 28.3pt 0pt 1cm; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;I&gt;&lt;FONT face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;FONT size=1&gt;&lt;SPAN lang=FR-BE style=&quot;mso-bidi-font-family: Arial&quot;&gt;...Il n’est pas dû au hasard que la Constitution américaine ne contienne aucune disposition linguistique pour rendre l’anglais langue officielle du pays. Souvenons-nous qu'à cette époque la population américaine était issue de différents pays et parlait différentes langues. Le nouvel État se trouvait confronté à un problème de plurilinguisme très semblable à celui que connaissent aujourd'hui nombre de pays. En fait, les «pères fondateurs» refusèrent de faire de l'anglais la langue officielle, car ils croyaient qu'il s'imposerait de lui-même. Ce n’est certainement pas un oubli, mais bien une volonté délibérée de ne pas intervenir politiquement. Dans les premières années de l'Union, le Congrès publia plusieurs documents en français et en allemand dans le but de mieux les diffuser dans certaines régions. Il faut noter aussi que la plupart des hommes politiques associaient l'interventionnisme linguistique à une pratique monarchiste qui avait cours en Europe. Pour eux, les académies sur la langue, comme il en existait en France et en Espagne, étaient perçues comme trop royalistes...&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN lang=FR-BE&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/I&gt;&lt;/P&gt;&lt;P class=MsoNormal style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;SPAN lang=FR-BE&gt;&lt;FONT face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot;&gt;&lt;FONT size=1&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;&lt;SPAN lang=FR-BE style=&quot;FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: Times; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-ansi-language: FR-BE; mso-fareast-language: ES; mso-bidi-language: AR-SA; mso-fareast-font-family: Times&quot;&gt;&lt;FONT face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=1&gt;La fin du film est tout à fait absurde, elle est même critiquable, mais elle symbolise par elle-même l’absurde des conversations que nous tenons quelquefois, sans nous rendre compte que nous sommes des filipendules pour le destin, que nous nous trouvons toujours au fil du rasoir. Carpe diem.&lt;/FONT&gt; &lt;/SPAN&gt;
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                <title>L'Arche Russe, de Aleksandr Sokurov</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Selian SELIAN)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 09 May 2004 13:22:38 +0200</pubDate>
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                    &lt;SPAN lang=FR style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Verdana; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: ES; mso-bidi-language: AR-SA; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;&lt;FONT size=1&gt;J'oubliais de commenter que -une fois n'est hélas pas coutume, avec Louise- j'ai été voir un film excellent : L'Arche Russe, de Aleksandr Sokurov, tourné en une seule prise, une visite guidée intemporelle et surréaliste à travers le palais porphyrogénète de l'Hermitage, comme un fantôme, franchissant les époques et les convulsions de la Russie impériale et révolutionnaire tout en admirant les Gréco et les Rubens, guidé par le sulfureux marquis de Custine qui contemple les oeuvres d'art dans une perspective historique, assimilant l'art à l'histoire et dégageant un ton mélancolique en s’entretenant du flux des choses passées. Les scènes finales, une spirale immense qui permet de revivre le dernier bal de la Cour impériale, qui eut lieu en 1913, un vortex hallucinant comparable à la scène du bal dans le Guépard, le regard sur une société engloutie, mais beaucoup plus forte et plus angoissante parce que la caméra nous place dans l’œil d'un des invités, mais un invité que personne ne reconnaîtrait, transparent, errant dans une&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;fête où il ne peut saluer aucune personne de connaissance, et où, à défaut de dévorer les zakouski d’un buffet, il se faufile entre les têtes couvertes d'aigrettes de diamants ou de diadèmes byzantins, entre les poitrails recouverts de décorations militaires ou de parures&lt;SPAN style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/SPAN&gt;immémoriales, les observe rire et danser. Une jeune fille surtout, un lys safrané d’une chevelure blonde, une fleur humaine fantasquement huppée de trois vastes plumes d’autruche, dans une robe de soie nacrée, entourée de deux chevaliers-servants, était poignante, comme une émanation surnaturelle, distillée, alambiquée, issue d’un long substrat d’honneurs et de richesses, folâtre et même un peu benêt, qui s’amuse, se divertit entre ses deux amis, avant d’être fauchée. En cela, la scène finale de l'escalier d'honneur augmente encore la sensation d'étourdissement et d'ivresse, comme si toute cette foule bienheureuse se retrouvait d'un coup happée, entraînée dans son propre mouvement et qu'elle disparût dans les eaux brumeuses de la Neva. Après ce film, même la conversation normalement agaçante de Louise me parut agréable. Elle a enfin commencé la rédaction de son manuscrit où elle retrace l’histoire de sa famille. Comme je suis bonne poire, je serai certainement de corvée de relecture et de critique.&lt;/FONT&gt; &lt;/SPAN&gt;
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